Une part de moi a succombé à ta gravité,
Comme une étoile qui veille sur toi.
Y'a des soirs quand la nuit est lumineuse,
Que la brise est affectueuse,
Je contemple le ciel te cherchant,
Ou te représentant,
Dans les points dansant gracieusement.
De là, je ferme délicatement les yeux,
Et l'autre part de moi voyage dans les cieux.
Ton sourire en signe de bienvenue,
Je cours vers toi les bras tendus.
Mon c½ur me fait ressenti cette sensation,
Celle quand tu m'effleurais du bout de tes doigts,
Donnant des frissons à un mélange de passion.
Je garde en mémoire cette voix de mille éclats,
Ton rire, ta joie, et ta façon de voir.
Mon paysage se reflète entièrement à toi.
Mais...
Aveuglé que je ne m'aperçois pas,
Que celui qui est en face de moi,
N'est d'autre que des brides de souvenirs,
Qui s'accordent, qui s'enfilent qui s'enfuient,
Lorsque j'ouvre farouchement mon regard,
A cette réalité, que j'avais seulement rêvée,
Que je venais tout simplement de me réveiller.
Instantanément, silencieusement, mais foudroyant,
Une pensée jaillie dans mon esprit,
Parcourant tout mon être sensible.
Matérialiser par les pulsations affolées de mon c½ur,
Surgit des sanglots étouffés par la frayeur.
Ce désir si ardent et immodéré voir effrayant,
Emis de ma cupidité dans l'inconscience,
Qu'il est mon manque le plus éprouvant.
Je le rêvais, l'imaginais, le dessinais, dans tout ses traits
Toutes celles que je connaissais,
Le représentais telle que je l'aimais.
Et que je continue toujours à aimer...
_____________Bella
[Sayuri]